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Notre salle
mécanographique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Carte avant le passage
dans la TRAD 80

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Carte après le passage
dans la TRAD 80

 

 

 

 

 

 

 

 

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Piste perforation à gauche
Piste lecture à droite
de la P.R.D.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Entraînement par chaîne
des cartes dans la trieuse

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Les cases de réception
des cartes de la trieuse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les deux pistes de
l'Interclasseuse type B

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Les quatre cases de
réception des cartes de
l'Interclasseuse type B

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Bloc d'impression AN7
de la tabulatrice

Cliquer pour agrandir Vue partielle des roues
d'impression AN7

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le clavier de la P80

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PRESENTATION DES MACHINES
DE NOTRE ATELIER D'EXPOSITION

Le cheminement normal d'un fichier de cartes perforées dans un atelier mécanographique peut être le suivant :

 

[1] LA PELEROD (Perforatrice de cartes)

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Elle permet la saisie de données sur cartes perforées à partir de bordereaux provenant de différents services.

C'est la première machine utilisée pour la constitution du fichier de cartes qui sera traité par la suite.

 


Elle est constituée de :

  • Un magasin qui reçoit les cartes vierges.
  • Une piste pour le passage de la carte, équipée d'un bloc de 12 poinçons pour la perforation des données.
  • Une piste parallèle équipée d'un poste de lecture de 12 balais permettant d'insérer soit une carte à reproduire, soit une carte comportant des codes programme (tabulation, éjection, reproduction de constantes).
  • Une case de réception des cartes perforées.
  • Un clavier numérique (appelé aussi "pavé numérique") pour les chiffres.
  • d'un clavier alphanumérique pour les lettres et les chiffres.

Les postes de "perforatrice" ou de "vérificatrice" sont occupés, le plus souvent, par du personnel féminin.

En principe une courte pose leur est accordée par demi journée de travail, afin de pouvoir se décontracter les muscles des membres et du dos.

Une bonne opératrice travaille à une cadence de 7 à 8000 frappes à l'heure !

Il existait un modèle avec mémoire, appelé "PELER MC", équipé d' un panneau de petits relais logés dans le pied gauche de la machine, et adressables à l'aide de sélecteurs de type Central Téléphonique. La capacité de mémoire était de 20 ou 30 positions (caractères), explorées par groupe de dix.

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[2] LA VINOD (Vérificatrice de cartes)

Cliquer pour agrandir Elle permet de vérifier si les perforations réalisées sur la Pelerod, lors de la saisie de données, sont correctes par rapport aux bordereaux.

Elle est constituée comme la Pelerod, sauf que le bloc poinçons est remplacé par un poste de lecture, équipé de 12 balais , permettant de lire les perforations de la carte pour les comparer avec les caractères frappés au clavier, afin d'éviter des erreurs lors des traitements suivants.

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[3] LA TRAD 80 (Traductrice 80 colonnes)

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Elle permet d'imprimer "en clair" les perforations suivant le code AN7 : 10 chiffres de 0 à 9, 24 lettres de A à Z (les lettres "I" et "O" étant égales au chiffres "un" et "zéro"), et 11 pour le point.

Constituée de :

  • Un magasin d'alimentation des cartes à traduire.
  • Une brosse de lecture composée de 80 balais de lecture.
  • Un poste d'impression composé de 80 roues à caractères.
  • Un ensemble marteau et ruban encreur pour l'impression des caractères.
  • Une case de réception des cartes traduites.

Les cartes sont introduites sous la brosse de lecture, la ligne des 9 en avant. L'impression se fait sur le bord supérieur de la carte, en un seul passage, pour les 80 caractères.

La vitesse d'impression est de 60 cartes/minute.

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[4] LA P.R.D. (Perforatrice Reproductrice Duplicatrice)

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Cette machine est utilisée pour :

  • Reproduire à l'identique un fichier de cartes usagées.
  • Réorganiser les données sur la carte afin d'introduire une ou plusieurs zones nouvelles.
  • Créer un nouveau fichier en éliminant certaines données inutiles sur cette carte.
  • Perforer des résultats intermédiaires de calcul, à l'aide d'un calculateur (Gamma 3).

Elle est composée de 2 pistes parallèles :

A droite, piste de Lecture constituée de :

  • Un magasin d'alimentation de cartes déjà perforées.
  • 3 brosses de lecture de 80 balais chacune : Sélection, Lecture, Contrôle.
  • Une case de réception des cartes lues.

A gauche, piste de Perforation constituée de :

  • Un magasin d'alimentation de cartes vierges.
  • Une brosse de sélection de 80 balais de lecture.
  • Un poste de perforation avec un "bloc de perforation" de 960 poinçons.
  • Une brosse de contrôle de 80 balais de lecture.
  • Une case de réception des cartes perforées.

Un tableau de connexion amovible, programmé à l'aide de "fiches", permet de réaliser le programme de la machine, pour une application donnée. Il faudra autant de tableaux qu'il y aura de traitements différents.

La perforation de la carte s'effectue en même temps, sur les 12 lignes de 80 colonnes de la carte, par un mouvement de bas en haut de l'ensemble du bloc matrice/poinçons.

Les brosses de contrôle servent à vérifier que les perforations sont conformes aux résultats attendus.

La vitesse de défilement des cartes est de 120 cartes/minute.

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[5] LA TRIEUSE E12

Cliquer pour agrandir Elle permet de trier les cartes d'un fichier dans un ordre donné (croissant ou décroissant ), en effectuant autant de passages qu'il y a de colonnes dans la zone à trier.

 

 

Elle est composée de :

  • Un magasin d'alimentation qui reçoit les cartes à trier.
  • Un poste de lecture équipé d'un support balais que l'on déplace suivant la colonne que l'on veut trier.
  • Une piste horizontale équipée d'une chaîne entraînant les cartes et sous laquelle se trouve un ensemble de 12 cases de réception correspondantes aux 12 lignes de la carte. Une 13 ème case, appelée "case rebut", reçoit les cartes qui n'ont pas de perforation dans la colonne que l'on trie, ou qui n'ont pas été lues correctement.

Le réglage de la colonne à trier se fait en déplaçant le support balai de lecture jusqu'à la position correspondant à la colonne à trier.

Les cartes sont introduites une à une, la ligne des neuf en avant, sous le poste de lecture qui mémorisera la valeur de la perforation lue dans la colonne. Cette valeur permettra de ventiler les cartes dans les cases correspondantes, lors de leur passage sur la piste.

Il faudra autant de passages des cartes qu'il y a de colonnes à trier.

On commence le tri par la colonne des unités, la plus à droite de la zone à trier, puis la suivante à gauche, et ainsi de suite jusqu'à la plus à gauche de la zone à trier.

L'ordre de ramassage des cartes dans les cases de réception est très important et conditionne l'exactitude du tri.

Pour un tri alphabétique il faudra deux passages des cartes par colonne triées. (deux perforations par colonne pour une lettre).

La vitesse de tri est de 400 cartes/minute.

Il existe d'autres modèles de trieuses plus récentes qui possèdent des brosses de lecture à la place du support balai. ( D1 à D3, D1000, CS100 à CS103). Leur vitesse de tri varie entre 700 et 1000 cartes/minute.

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[6] L'INTER B. Interclasseuse de cartes.

Cliquer pour agrandir Cette machine est utilisée pour la constitution des fichiers de cartes, avant leur traitement final sur la "tabulatrice".

Elle est composée de 2 pistes superposées :

  • Piste Primaire en bas.
  • Piste Secondaire au haut.

Chaque piste est constituée d'un magasin d'alimentation de cartes, de deux brosses de lecture équipées chacune de 80 balais de lecture qui, par comparaison, permettent au programme d'orienter les cartes dans l'une des quatre cases de réception.

Cette machine s'est vite révélée comme un élément important de la Cinématique des traitements mécanographiques. En effet, outre ses trois fonctions essentielles, elle a permis de soulager les opérations de tri des fichiers (cf Trieuse) préalable à l'impression d'un état mécanographique par exemple.

Cette fonction permettait d'appareiller deux fichiers de cartes l'un étant placé en "piste primaire", l'autre en "piste secondaire". Les cartes possédant le même identifiant allaient en "case fusion" les inégalités étaient dirigées soit en "case sélection primaire", soit en "case sélection secondaire". On remarquera que la qualification des case fait référence aux noms des pistes.

La Fusion :

 

 

 

 

Cette fonction permettait de séparer un ou deux fichiers de cartes selon le traitement à effectuer. Prenons le cas de deux fichiers (un dans chaque piste); les cartes étaient alors réparties dans les quatre cases; les cartes issues du fichier placé en "piste primaire" étaient ventilées dans les cases appelées "séparation primaire" et "sélection primaire", celles issues de la "piste secondaire" se retrouvaient dans les cases "fusion" et "sélection secondaire".

La Séparation :

 

 

 

 

 

Cette fonction permettait d'extraire d'un fichier, par exemple, les identifiants répondant à des critères bien définis. On pouvait placer le fichier dans la "piste secondaire" et le jeux des identifiants à extraire en "piste primaire". Les cartes issues du fichier étaient ventilées en case "fusion" pour celles ne répondant pas aux critères de sélection et celles recherchées en case "sélection secondaire". Le jeu de cartes 'sélectionneur' se retrouvant en case "sélection primaire".

La Séléction :

 

 

 

 

 

En plus des fonctions citées, cette machine permettait de vérifier l'ordre des fichiers présentés dans les pistes, fonction incontournable qui conditionnait le bon déroulement du travail.

On imagine que les possibilités de cette machine vont bien au delà des exemples cités ci-dessus et en fait l'une des plus complexes à programmer de l'atelier mécanographique.

Un tableau de connexion amovible, configuré à l'aide de "fiches", met en œuvre les différentes fonctions de la machine afin de réaliser le travail programmé. En principe, il faudra autant de tableaux qu'il y aura d'applications différentes (paie, facturation, gestion des stocks, etc.).

La vitesse de défilement des cartes est de 250 cartes/minute.

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[7] LA TABULATRICE BS120

Cliquer pour agrandir La tabulatrice est la machine principale d'un atelier mécanographique à cartes perforées. Elle réunit trois organes d'entrée-sortie :

  • Une piste de lecture de cartes.
  • Une imprimante.
  • Une perforatrice de cartes externe, solidaire par un axe.

Des moyens de calculs lui permettant d'exécuter les quatre opérations arithmétiques, des opérations logiques et de mémoriser des informations. Un système de programmation par tableau de connexion amovible relatif à chaque traitement.
Elle est aussi connectable à un calculateur électronique pour améliorer ses performances notamment au niveau des multiplications et des divisions. La technologie est entièrement « électromécanique ».

La tabulatrice a détenu le record du monde de vitesse d'impression pendant dix-sept ans (1943/1960) soit : 150 lignes/minute. Les tabulatrices IBM ne fonctionnant qu'à la vitesse de 120 lignes/minute.

Elle est composée de :

  • Un magasin d'alimentation qui reçoit les cartes à trier.
  • Une piste équipée de deux brosses de lecture de 80 balais chacune.
  • Une case de réception des cartes traitées.
  • Une case de sélection qui reçoit les cartes ayant provoqué une erreur pendant le traitement.
  • Une table sur laquelle on trouve de 6 à 10 compteurs (suivant le modèle) appelés "totalisateurs" utilisés pour les calculs arithmétiques (4 opérations). Ces compteurs, comportant chacun 12 roues, peuvent être interconnectés entre eux par groupe de trois roues.
  • Une imprimante de 92 ou 102 colonnes qui permet d'imprimer, à la vitesse de 150 lignes/minute, des documents tels que : bulletin de salaire, état des stocks d'un magasin, relevé bancaire, etc...

Un tableau de connexion amovible, configuré à l'aide de "fiches", met en œuvre les différentes fonctions de la machine afin de réaliser le travail programmé. En principe, il faudra autant de tableaux qu'il y aura de traitements différents. (Edition de fiches de stocks, calcul des besoins de stocks, calcul des prix de revient, etc.).

La machine comporte 12 cycles :

  • Le premier, réservé à la lecture des cartes, permet de commander l'impression et l'enregistrement dans les totalisateurs des données nécessaires aux calculs.
  • Les 11 autres cycles (opératoires) permettent d'effectuer toutes les opérations complémentaires de calculs, l'extraction et l'impression des résultats venant des totalisateurs ou du calculateur connecté et la perforation de la carte récapitulative sur la " Poinçonneuse connectée ".

Le papier utilisé était généralement "vierge" pour les documents courants, ou pré-imprimé pour des documents plus formels tels que les bulletins de salaires, les factures, les commandes, etc.

A la tabulatrice est accouplée mécaniquement une machine de perforation de cartes, appelée " P.C." (poinçonneuse connectée), celle-ci permet la création des cartes récapitulatives; ces dernières serviront de nouvelles cartes maîtresses lors de traitements ultérieurs, car elles comportent des informations mises à jour lors du traitement en cours.

Elle est composée de :

  • Un magasin d'alimentation de cartes vierges.
  • Un bloc de perforation, synchronisé mécaniquement avec la tabulatrice.
  • Une case de réception des cartes perforées.

La " P.C." ne peut pas fonctionner seule. La perforation est faite, comme sur la " PRD ", en une seule fois par carte, par un bloc de 960 poinçons.

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[8] LA P80 Perforatrice manuelle

Cliquer pour agrandirC'est une petite perforatrice de carte, que l'on déplace facilement d'un endroit à un autre, et que l'on pose sur une table ou une étagère.

 

Elle est constituée de :

  • Une courte piste (2 fois la longueur d'une carte) équipée d'une crémaillère comportant deux butées entre lesquelles on insère la carte à perforer.
  • Un ensemble matrice/poinçons correspondant aux 12 lignes de la carte.
  • Un dispositif "cliquet, contre cliquet, roue à rochet" permettant de déplacer la crémaillère entraînant la carte, d'une colonne seulement à chaque fois.
  • Un "pavé" numérique, au dessus du bloc poinçons, comportant 12 touches pour la commande des poinçons, et 3 touches pour un déplacement de la carte, sans perforation (espace, tabulation, éjection).

On introduit la carte sous le bloc poinçons, la colonne 80 en premier, entre les butées de la crémaillère, puis on déplace l'ensemble crémaillère/carte jusqu'à la colonne que l'on veut perforer.

L'appui sur une touche 0 à 9, 11, 12 provoque la descente directe du poinçon qui perfore la valeur correspondante dans la colonne de la carte sur laquelle on est positionné. Après avoir lâché la touche, le poinçon remonte et commande, en fin de course, le déplacement de la carte sur la colonne suivante. Un index indique la colonne positionnée sous les poinçons.

Pour déplacer la carte, sans perforation, on utilise les 3 autres touches :

  • E (espace). Déplacement de la carte sur la colonne suivante.
  • T (tabulation). Si le dispositif est utilisé permet de sauter plusieurs colonnes et de s'arrêter à la colonne désirée.
  • Touche rouge (éjection). Positionne la carte en fin de piste.

Cette petite perforatrice était très utilisée dans un atelier mécanographique par les "opérateurs" pour refaire les cartes abîmées, après leur passage en machine, ou par les "programmeurs", pour la réalisation des " jeux d'essais " nécessaires à la mise au point des programmes.

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LA MECANOGRAPHIE